Massacre du 28 septembre : Onze ans après, les victimes attendent toujours justice

28 septembre 2009-28 septembre 2020, cela fait onze ans que des Guinéens, plus de 150 selon les Nations unies, ont été tués au stade du 28 septembre à Conakry. De nombreuses femmes, une centaine, ont été violées, humiliées par des soldats.

Ce lundi 28 septembre 2020, l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre (AVIPA) ont commémoré ce triste anniversaire à Conakry. Selon Asmaou Diallo, présidente de ladite association, les victimes sont toujours dans l’inquiétude :

« L’assistance a évolué, les discours ont évolué, mais il y a une chose qui n’a pas encore changé. Ce sont les promesses. Nous voilà aujourd’hui au 11ème anniversaire de ce massacre et chaque année depuis trois ans nous espérons voir le procès ouvrir. Le dossier n’a connu aucune avancée significative. Vu le contexte politique actuel, nous nous inquiétons des conséquences liées aux risques des crises politiques qui se profilent à l’horizon, car cela pourrait affecter la sécurité des victimes, de leurs proches, des témoins et des avocats.»

Mme Diallo Asmaou explique même que lors du double scrutin législatif et référendaire du 22 mars, le siège de l’AVIPA a été attaqué par des inconnus : 

« L’attaque perpétrée contre nos locaux pendant le double scrutin référendaire et législatif du 22 mars 2020 est la parfaite illustration de ces risques sécuritaires. »

Plus loin, Asmaou Diallo demande la création d’un fonds afin de venir en aide aux victimes :

«Nonobstant l’impérieuse nécessité de mettre en place un fonds d’indemnisation des victimes sans la subordonner au procès, les victimes traversent une situation qui interpelle les autorités guinéennes. En conséquence, l’Etat devrait dès maintenant envisager la création de ce fonds afin de soulager les victimes et leurs ayants droit qui vivent dans des conditions de précarité déplorables. »

Zoom Info Guinée

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